Les Zouaves en 40 !

1940 : L’ANNEE SOMBRE

Les régiments de Zouaves dans la tourmente

Ce document, réalisé par le secrétaire de l'Amicale du 2e Zouaves, René TRIBAUT, a été réalisé sans prétention historique, d’après les seuls témoignages de Zouaves combattants ayant vécu les événements de cette sombre année.

En dehors du 2e Zouaves expédié au Liban en vue de prêter main-forte aux troupes françaises de Syrie et aux Britanniques tenant la Palestine, et le 22e Zouaves envoyé un temps dans le Sud tunisien, sur la ligne Mareth, pour surveiller les Italiens, pas moins de 8 régiments de Zouaves seront engagés en métropole contre l'armée allemande.

Toutes ces unités seront jetées sans profit dans une série de batailles perdues d’avance.

Décimées, laminées, leurs effectifs fondant à vue d’oeil au fil des combats désespérés, perdants tués, blessés, prisonniers, disparus, elles vont, une à une, disparaître, à l’exception du 9e Zouaves qui ne connaîtra pas la défaite et pourra regagner l’Afrique du Nord avec ses survivants.

Cette étude a eu pour but simplement de retracer, de façon succincte, les parcours meurtriers suivis par certains de ces régiments.

NB : Des annotations supplémentaires ont été ajoutées par JF Catteau pour donner le détail des affectations et l'organigramme succinct...


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1er Zouaves - Collectif France 40

Le 1er Régiment de Zouaves

- Chef de Corps : LCL Fromentin
- Régiment affecté à la 82e division d'infanterie d'Afrique (02-09-1939 - 15-06-1940) - GDI Armingeat (prisonnier le 14-06-1940)
(1er RZ - 4e RTM - 6e RTA - 82e GRDI - 66e RA - 266e RALD et Services)


En 1939, le régiment est dirigé sur Maubeuge. Par la suite, il est affecté en Lorraine puis en Argonne. Début juin 1940, on le retrouve en position défensive au nord de la Montagne de Reims pour contenir et stopper l’avance ennemie qui occupe Reims. De violents combats ont lieu à Verzy ainsi qu’à Sermiers et à Bligny.

Mais les blindés allemands percent le front sur leur gauche, risquant de les encercler.

L’opération de décrochage a lieu dans les bois et les vignes descendants jusqu’à hauteur du canal de la Marne au Rhin où le régiment se rassemble entre Épernay et Aÿ pour établir une nouvelle ligne de feu protégeant la traversée de la Marne.

Le risque d’encerclement par la gauche va désormais menacer les Zouaves, les obligeant, dans un premier temps, à se replier en combattant par Avize,Vertus, Bergères-les-Vertus. Et une nouvelle ligne de feu est installée au sud des Marais de St-Gond au niveau des deux villages de Broussy, bientôt menacée à son tour.

Après de violents combats, nouveau décrochage qui oblige les Zouaves à se replier par Fère-Champenoise jusqu’à Arcis-sur-Aube où une nouvelle base de feu est installée pour la traversée de l’Aube.

Au fur et à mesure des combats, les effectifs fondent et maintenant devancés par les blindés ennemis, le repli continue à travers champs, contournant Troyes par l’est vers Bar-sur-Aube et la Forêt d’Orient qu’ils n’atteindront pas. Et, finalement, les Zouaves ne seront plus qu’une poignée de combattants valides lorsqu’ils seront encerclés et faits prisonniers dans les champs de blé du village de Buchères au sud de Troyes. Le 1er Zouaves n’existe plus.


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2e Zouaves - Collectif France 40

Le 2e Régiment de Zouaves

- Chef de Corps :
- Régiment affecté à la 86e division d'infanterie d'Afrique - GBR Cazaban
(2e RZ - 2e RTA - 29e RTA - 86e GRDI - 86e RA - 286e RALD et Services)

 

Cette unité n’ira pas en métropole et rejoindra le Moyen-Orient. Mobilisée le 1er septembre 1939 à Oran et Nemours, cantonnée à Oran le 5, elle embarque le 18, prend la mer le 19, débarque le 24 à Beyrouth pour rejoindre le 26 la base de Djounieh, sur la route de Tripoli.

Fin février 1940, éprouvé par une violente épidémie de paludisme, le régiment déménage pour cantonner à Batroun où il restera jusqu’à la fin de la campagne. Seul, en mai, le 3e Bataillon embarquera pour la Crête.

À partir du 1er octobre débute le rapatriement des bataillons qui prend fin le 15 novembre après dissolution du régiment dont les derniers éléments embarquent pour Bizerte avec retour à Oran le 29 novembre.


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3e Zouaves - Collectif France 40

Le 3e Régiment de Zouaves

- Chef de Corps : COL Chartier
- Régiment affecté à la 85e division d'infanterie d'Afrique (01-09-1939 - 11-07-1940) - GDI Wemaëre
(3e RZ - 9e RZ (permutera le 25-10-1939 avec le 19e RTA) - 20e RTT - 85e GRDI - 85e RA - 285e RALD et Services)


Le régiment quitte Alger pour Marseille le 21 mai 1940. Il se retrouve en gare de Mantes dans la nuit du 26 au 27 où il débarque et rejoint les cantonnements à Guerville, Breuil-Bois-Robert, Arnouville (puis Boinville et Senneville), Goussainville, au sud de Mantes.

Les 5 et 6 juin, tout le régiment monte au nord de Beauvais pour tenir une position défensive.

Le 9 juin au soir, menacé d’encerclement, il se replie de nuit sur Berville et Hénonville, au sud de Méru. Le 10, il s’installe à Chenevières, au sud de Pontoise. Le 12, il se trouve en position sur les rives de l’Oise. Sous la pression de l’ennemi, les ponts sautent sur la Seine et le régiment se retrouve, le 13, sur la rive gauche du fleuve.

Le 14 juin, par St-Germain-en-Laye et la vallée de Chevreuse, il va s’installer à Gometz-le-Châtel. Le 15, il prend position au village de Jouy, près de St-Chéron, non loin de Dourdan.

La pression est terrible et les combats acharnés. Presque encerclé, il arrive à se replier sur les villages de Pussay et Angerville, il livre ses derniers combats très meurtriers. Les survivants sont faits prisonniers, mais bon nombre d’entre eux, dont 40 officiers vont réussir à s’évader et rejoindront Constantine.

Le régiment n’existe plus. Son drapeau a été enterré par son Colonel.


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4e Zouaves - Collectif France 40

Le 4e Régiment de Zouaves

- Chef de Corps : COL Ablard
- Régiment affecté (01-09-1939 - 09-03-1940) à la 88e division d'infanterie d'Afrique - GDI Bessières
(4e RZ (permute avec le 18e RTS) - 5e RTS - 10e RTS - 88e GRDI - III/62e RA et Services)
- Régiment affecté (09-03-1940 - 25-06-1940) à la 84e division d'infanterie d'Afrique - GDI Ardant du Piq (Mort pour la France le 08-06-1940), puis GBR Goubaux (09-06-1940 - 25-06-1940)
(4e RTT - 8e RTT - 18e RTS (remplacé par le 4e RZ le 01-03-1940) - 88e GRDI - I/62e et IV/62e RA et Services)


L’unité débarque à Marseille le 23 mai 1940. Le 1er juin, elle se trouve à Brie-Comte-Robert, en Seine-et-Marne et, après de nombreux mouvements, prend position le 8 entre Poissy et Vernon jusqu’au 14, pour défendre les passages de la Seine. La résistance se concentre au pont de Vernon, les autres étant détruits. Des combats acharnés se succèdent sous un déluge de feu.

Le soir du 14, des parachutistes ennemis atterrissent sur les arrières du régiment, à Vernon et à Gamilly. Ce dernier retarde l’avance de l’ennemi et le bloque à Cravent et à Chaufour, reprenant même le village de Blaru.

Le 16, après un repli de 80 km, il lutte tout le jour retardant l’adversaire à Blois, à Montrichard, à La Roche Posay.

Au bout d’un repli total de 500 km, à l’armistice, décimés, harassés, deux groupes seulement du régiment échappent aux Allemands. Regroupés le 10 juillet à Bussières Poitevine (Hte-Vienne), ce qui reste du régiment regagne Tunis dans le courant du mois.

 


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8e Zouaves - Collectif France 40

Le 8e Régiment de Zouaves

- Chef de Corps : LCL Anzemberger (prisonnier le 04-06-1940)
- Régiment affecté (23-08-1939 - 04-06-1940) à la 12e division d'infanterie motorisée - GBR Jansenn (Mort pour la France au fort des Dunes le 02-06-1940), puis COL Blanchon (02-06-1940 - prisonnier le 04-06-1940)
(106e RI - 150e RI - 8e RZ - 3e GRDI - 25e RAD - 225e RALD et Services)


Il est depuis le 10 mai 1940 en Belgique, à Gembloux, près de Namur, pour contenir l’attaque des Allemands en livrant d’âpres combats d’arrière-garde. Obligé de se replier, il est le 16 mai sur la coupure de l’Onor, le 17, sur le canal de Bruxelles, au sud de Mons le 19, au nord de la forêt de Mormal le 20 pour arriver sur la frontière au nord d’Orchies. Puis, par Valenciennes, Lille, Armentières, c’est de nouveau la Belgique, par Poperinge et finalement la France, par Bergues.

Le 30 mai, il prend position de défense à Bray-Dunes, entre cette localité et la frontière belge.

Le 1er juin, les Zouaves résistent à l’ennemi. Le 2, ils subissent 3 attaques successives qui échouent. Le 3, risquant l’encerclement, le régiment tente de rejoindre Dunkerque pour embarquer. Mais la cohue de toutes les troupes maintenant encerclées est stoppée à Zuydecoote.

Le 4 juin, les Zouaves, comme les autres unités de la 12e DIM, sont faits prisonniers.

Comme elles, le 8e Zouaves a cessé d’exister. Seuls, quelques dizaines de Zouaves ont réussi à embarquer sur des canots pour rejoindre Ramsgate, en Angleterre.

 

 

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9e Zouaves - Collectif France 40

Le 9e Régiment de Zouaves

- Chef de Corps : COL Roubertie - puis LCL Tasse le 03-12-1939
- Régiment affecté à la 85e division d'infanterie d'Afrique (01-09-1939 - 20-10-1939) - GDI Wemaëre
(3e RZ - 9e RZ (permutera le 20-10-1939 avec le 19e RTA) - 20e RTT - 85e GRDI - 85e RA - 285e RALD et Services)
- Régiment affecté (21-10-1939 - 25-06-1940) à la 87e division d'infanterie d'Afrique - GBR Barbeyrac de Saint-Maurice (jusqu'au 25-05-1940), puis COL Martin
(17e RTA - 18e RTA - 19e RTA (permutera avec le 9) - 87e GRDI - 87e RA - 287e RAL et Services)


Le 2 septembre 1939, le régiment rejoint le Sud tunisien : Sousse, Monastir, Sidi el Hani, pour faire face à une éventuelle menace italienne.

Le 21 octobre, il quitte la Tunisie et rejoint la France, à Castelnaudary, le 10 novembre, puis le Camp de Mailly en Champagne.

En mars 1940, il monte en ligne à Sarreguemines (Moselle) mais le 14 mai, l’ennemi ayant percé à Sedan, il se retrouve sur l’Aisne. Le 18, le régiment s’établit sur les berges de l’Ailette : Champs, Pont de Guny, Trosly-Loire. Et là, du 21 mai au 6 juin en soirée, au prix d’énormes pertes, les Zouaves vont tenir leurs positions, stoppant toutes les attaques ennemies.

Puis ce seront des positions successives de repli, toujours en combattant, de décrochage en décrochage. Le 7 juin, c’est Vic-sur-Aisne et le Bois de Courtieux, le front de l’Aisne jusqu’au 9 en soirée. Le 10, c’est Taillefontaine puis nouveau repli sur Palesme et Crépy-en-Valois. Le 1er Bataillon se sacrifie pour permettre au régiment d’échapper à la capture et de se regrouper sur la Gergogne, à Vincy-Manoeuvre, avant de rejoindre St-Germain-sur-Morin et le sud de la Seine.

Le 25 juin, à l’armistice, le régiment est sur la Vienne, toujours prêt au combat. Le 27, il sera à Rochechouart avant de rejoindre Châteauroux le 2 juillet. Le 7 août, il part pour Marseille où il embarque le 9 et se retrouve à Alger avec armes et bagages le 11 août.

 

 

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11e Zouaves - Collectif France 40

Le 11e Régiment de Zouaves

- Chef de Corps : LCL Jacques Bousquet (prisonnier le 31-05-1940)
- Régiment affecté à la 5e division d'infanterie nord-africaine (02-09-1939 - 07-10-1939) - GDI Vieillard
(11e RZ (remplacé par le 6e RTM) - 12e RZ - 14e RZ - 95e GRDI - 22e RACol - 222e RALCol et Services)

- Régiment affecté à la 2e division d'infanterie nord-africaine (07-10-1939 - 30-05-1940) - GDI Lescanne, puis GBR Dame le 01-01-1940 (prisonnier le 31-05-1940, Mort en captivité)
(13e RTA - 22e RTA - 6e RTM (permutera le 07-10-1939 avec le 11e RZ) - 92e GRDI - 40e RADNA - 240e RALDNA et Services)

 

Mobilisé à Bellay (Ain), le régiment embarque les 9 et 10 septembre 1939 pour débarquer à Louvigny, en Lorraine, retrouvant les 12e et 14e Zouaves. À partir du 7 octobre, il occupe la ligne à Momerstroff, un de ses groupes francs repoussant un parti ennemi avancé dans la ligne.

Relevé le 24 octobre, il s’installe en réserve sur la Seille (Leménil, Cheminot, Sillegny, Pommereux).

Les 12 et 13 décembre, il rejoint Valenciennes par le train et y séjourne jusqu’au 10 mai 1940, date à laquelle il part en Belgique. Dès le 14, il est engagé pour la défense de la Dyle. Le 16, l’ordre de repli lui fait prendre position à La Chapelle-Saint-Lambert avant un nouveau décrochage jusqu’au canal de Charleroi, puis, le lendemain jusqu’au canal de Blaton, à Ath. Le 18, il est à Mortagne, région de St-Armand, où il séjourne jusqu’au 24 mai pour la défense de la Scarpe. Du 24 au 27, il occupe la région d’Oignies Bois d’Epinay.

Le 27, nouvel ordre de repli ; il est à Hautbourdin le 28, où il est bloqué, combattant désespérément à Hautbourdin, Seguedin, Lambersart, Loos et Lomme jusqu’au 1er juin, quand, encerclé, il reçoit l’ordre de déposer les armes.

 

 

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12e Zouaves - Collectif France 40

Le 12e Régiment de Zouaves

- Chef de Corps : COL Tissané
- Régiment affecté à la 5e division d'infanterie nord-africaine (02-09-1939 - 11-10-1939) - GDI Vieillard
(11e RZ - 12e RZ (remplacé par le 24e RTT) - 14e RZ - 95e GRDI - 22e RACol - 222e RALCol et Services)
- Régiment affecté à la 2e division d'infanterie nord-africaine (11-10-1939 - 23-06-1940) - GDI Chapouilly, puis COL Mast le 23-05-1940 (GBR le 01-06-1940)
(14e RTA - 15e RTA - 24e RTT (permutera le 11-10-1939 avec le 12e RZ) - 93e GRDI - 20e RANA - 220e RALDNA et Services)


Nouvellement créé, le régiment est rassemblé en septembre 1939 à Louvigny (sud de Metz) en compagnie des 11e et 14e Zouaves. Puis installé en défense dans les secteurs de Sedan et de Metz, les Zouaves vont déjà connaître de violents combats.

Le 9 juin 1940, à la tombée de la nuit, on le trouve en position dans les bois des Côtes de Meuse. On lui a assigné une quinzaine de kilomètres de front à défendre au nord de Verdun. Ses unités vont se placer sur la Saulx entre Vitry-le-François et Bar-le-Duc.

Le 13 juin, les Zouaves prennent position au nord de la rivière près de Heiltz-l’Evêque. Mais l’ennemi est déjà là et le combat reprend. Bientôt encerclés, ils doivent se replier de l’autre côté de la Saulx près du village du Buisson.

Le 14 juin, à 7 heures, nouveau combat qui retarde l’ennemi, mais vers 16 heures une ultime attaque a raison de la défense française. Ce qu’il reste du régiment sera dissous fin juin.

 

 

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14e Zouaves - Collectif France 40

Le 14e Régiment de Zouaves

- Chef de Corps : LCL Louis Bousquet, puis LCL Galtier le 24-11-1939 (prisonnier le 01-06-1940)
- Régiment affecté à la 5e division d'infanterie nord-africaine (02-09-1939 - 01-06-1940) - GDI Vieillard, puis GDI Agliany le 19-04-1940 (prisonnier le 01-06-1940)
(11e RZ - 12e RZ  - 14e RZ - 95e GRDI - 22e RACol - 222e RALCol et Services)


Créé le 2 septembre 1939 à Feyzin, près de Lyon, 4 trains vont, dès les 8 et 9, l’acheminer vers la Lorraine. Passant par St-Etienne, Roanne, Montargis il se retrouvera à Pagny-sur-Moselle.

Par cantonnements successifs, il va se rapprocher de la Ligne Maginot qu’il franchit le 5 octobre dans le secteur de Creutzwald, occupé le 29 novembre, avant de gagner Pont-à-Mousson pour embarquer le 5 décembre à destination de St-Quentin pour y cantonner jusqu’au 16 janvier 1940.

Le 19, départ pour la région d’Avesnes, en Thiérache. Puis, le 10 mai, le régiment entre en Belgique pour être à Namur le 14, au contact de l’ennemi, au fond de la poche créée par les avancées latérales de l’ennemi, dans un combat retardataire et meurtrier. De repli en repli, jusqu’au 27 mai, où il arrive à Gondecourt, près de Lille, en vue de participer à une contre-attaque.

Sacrifié dans la poche de Lille, il luttera jusqu’au 1er juin : seulement 15% de ses effectifs seront faits prisonniers.

 

 

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Le 22e Régiment de Zouaves


Ce régiment est constitué en septembre 1939, ses effectifs rassemblés à Oran,Tlemcen et Mostaganem. Le 12 décembre, il fait mouvement vers le sud de la Tunisie jusqu’à Gabès et la Ligne Mareth pour contrer une éventuelle attaque italienne.

A l’armistice, il remonte à Craiba et revient à Oran le 11 juillet 1940 ; n’étant pas dissous, il constituera plus tard le nouveau 2e Zouaves.

©2010 JF. Catteau - webmaster J. Domingues
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